Avec beaucoup de casse, mais heureusement pas d’accident, les équipages du Grand Raid viennent d’achever la ditficile traversée des Andes. Pour rejoindre Buenos Aires, il faut traverser la grande plaine argentine, Buenos Aires, capitale d’un Etat qui vit à l’heure de la toute jeune démocratie née sitôt après la guerre des Malouines. Mais l’Argentine connait une situation économique très difficile avec une inflation galopante et une énorme dette extérieure. Aux côtés des jurés permanents, l’invité est Luc Merenda. Les films proposés sont:
- Belgique (RTL): L’aspi (à 12’43 »)
- Canada (SRC): Ma-ka-to (à 20’13 »)
- Suisse (SSR): Le vieux cac (à 29’11 »)
- France (A2): Injusticias (à 36’29 »)
- Monaco (TMC): Un gosse entre deux mondes (à 44’34 »)
Deuxième semaine dans l’Altiplano. 5000 mètres d’altitude. 900 kilomètres de piste de La Paz à la frontière argentine. Les voitures ont été rudement mises à l’épreuve lors de l’ascension des Andes. Conduite au ralenti. Les moteurs manquent d’oxygène. Georges Siciliano regarde le lever de soleil en conduisant et vient buter contre une grosse pierre. Vingt-quatre heures de réparation. Des poètes, les raiders! Georges Siciliano ouvre la route en pleine nuit et fonce tout droit dans le lac Titicaca! Les Uros n’avaient jamais vu cela. A Potosi, à la mi-parcours, plus une seule goute d’essence dans les stations-service. Attente de quatre heures. Retard sur l’horaire. Puis les innombrables contrôles routiers: numéro de passeport, permis de conduire, vérification de plaque d’immatriculation. Et les questions de la police: “D’où venez-vous? Où allez-vous? Le tour du monde en voiture? Incroyable!” Arrivée à la frontière argentine. Des centaines de Boliviens vont acheter en face ce qu’ils ne trouvent pas chez eux. Et puis, juste après la douane, ce grand panneau: “Les Malouines sont argentines.” Avant-dernier pays sur notre longue route vers le sud. Ici, c’est l’hiver. Et les raiders, enrhumés, saluent bien fort ceux qui ont chaud en Europe… – D.R.
- Téléchargez le sommaire de l’émission: Télé Star (PDF – 8.2 Mo).
Il y a eu passablement de dérives dans les dernières semaines. La production avait perdu le contrôle sur la machine à faire rêver, comme l’illustre cet échange presque comique entre le jury et Philippe au sujet de son film sur un aspirateur devenu fou après avoir sniffé de la cocaïne (à 12’40 »), ce qui obligera une partie du plateau parisien à faire des pirouettes pour justifier la diffusion d’un tel document dans une émission grand public censée faire découvrir les réalités des pays traversés.
-- “Je voudrais demander aux spectateurs et aux jurés de ne surtout pas chercher à y comprendre quoi que ce soit…” avait prévenu Philippe, un rien narquois, en guise d’introduction.
-- L’animateur Noël Mamère, après avoir visionné le film: “Moi je ne suis pas du tout de l’avis de Philippe Raymakers. Il me semble qu’il y a beaucoup de choses à comprendre dans ce film.”
-- L’invité Luc Merenda: “A mon sens il y avait un climat et des choses quand même importantes, comme l’aspirateur qui passe sur des cartes du pape. Je pensais que c’était un pays où il fallait faire le ménage.”
-- Philippe, triomphant: “C’est exactement la réaction que j’attendais parce que si les gens y voient quelque chose, c’est leur interprétation personnelle. Et tant mieux, ça me plaît beaucoup.”